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Wall Street ouvre en baisse, toujours minée par la guerre au Moyen-Orient
information fournie par AFP 20/03/2026 à 15:12

Des opérateurs à la Bourse de New York, le 18 mars 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )

Des opérateurs à la Bourse de New York, le 18 mars 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )

La Bourse de New York évoluait en baisse vendredi, les investisseurs se montrant toujours nerveux face aux prix élevés des hydrocarbures en raison de la guerre au Moyen-Orient, faisant craindre une accélération globale de l'inflation.

Vers 14H00 GMT (15H00 à Paris), le Dow Jones cédait 0,20%, l'indice Nasdaq perdait 1,06% et l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,63%.

"Le principal moteur sur le marché reste le lien entre les prix de l'énergie et les actions", commente auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Les cours du pétrole sont relativement stables vendredi, les marchés se montrant quelque peu soulagés par la requête de Donald Trump à Israël jeudi de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques de l'Iran.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 0,04% à 108,61 dollars.

Structurellement, les prix demeurent toutefois élevés, la guerre ayant propulsé les prix de l'or noir de près de 50%.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole brut mondial et du gaz naturel liquéfié, reste bloqué.

"Il faut que nous ayons la certitude que la circulation revient peu à peu à la normale. Et que les flux mondiaux de produits énergétiques se rétablissent", estime Art Hogan.

Ces derniers jours, la guerre prend une nouvelle dimension avec des attaques sur des sites de production d'hydrocarbures, et non plus sur leur seul stockage et acheminement.

"Par conséquent, pour l'instant, nous ne pouvons pas espérer de baisse significative des prix de l'énergie", note Art Hogan.

"L'aversion au risque" domine donc les échanges, remarque dans une note David Morrison, de Trade Nation. "Les investisseurs veulent avoir la preuve que la crise touche à sa fin."

Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain continuait de grimper, à 4,33% contre 4,28% à la clôture la veille.

Il s'établissait à 3,94% avant les premières frappes israélo-américaines en Iran.

Au tableau des valeurs, le groupe américain de livraison de plis et de colis FedEx (+1,48% à 361,39 dollars) gagnait du terrain, profitant de l'annonce jeudi des résultats bien meilleurs qu'attendu au troisième trimestre de son exercice décalé 2026, ce qui l'a incité à relever ses prévisions annuelles.

Entre décembre et février, il a engrangé un chiffre d'affaires de 24 milliards de dollars (+8,11% sur un an), et un bénéfice net de 1,06 milliard de dollars, contre 1,26 milliard un an plus tôt, selon un communiqué.

Le fabricant américain de serveurs Super Micro Computer (-26,52% à 22,63 dollars) plongeait après que le cofondateur du groupe a été accusé d'avoir orchestré le détournement vers la Chine de serveurs intégrant des puces d'intelligence artificielle Nvidia en violation des contrôles américains à l'exportation.

Il a été inculpé jeudi par un procureur de New York.

Les "Sept Magnifiques" - surnom donné aux grands noms de la technologie américaine - évoluaient globalement dans le rouge, à l'image de Nvidia (-1,48%), Microsoft (-1,65%), Meta (-2,10%) et Amazon (-1,49%).

Nasdaq

Valeurs associées

205,6650 USD NASDAQ -1,48%
359,490 USD NYSE +0,87%
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